L'Oreal Research and Innovation Chair in Digital Biology

Mission :

Développer de nouvelles approches et méthodologies en biologie computationnelle afin d’extraire des informations ciblées à partir de données produites par les instruments de laboratoire de dernière génération. Cette première chaire de recherche en bio-informatique constituera un pôle d’excellence dans le développement des technologies OMICS, qui impliquent des expériences en génomique, épigénomique, protéomique et métabolomique. Elle permettra à l’université Laval de devenir une référence dans le domaine de la bio-informatique et du traitement de grands volumes de données biologiques, et aidera à découvrir des mécanismes biologiques encore inconnus.

Contexte :

L’essor rapide des nouvelles technologies d’analyse de molécules biologiques révolutionnent actuellement la recherche médicale et notre compréhension des mécanismes sous-jacents. Ces technologies sont une ressource précieuse pour l’avancement de la recherche, mais impose aux chercheurs un grand défi, tant les quantités de données obtenues sont volumineuses. De plus, un problème de taille à résoudre réside dans l’hétérogénéité des sources de données à croiser, impliquant autant de l’ADN que des protéines, et tous les sous-produits dérivés fabriqués par les cellules. De nouvelles méthodes sont donc nécessaires pour manipuler, traiter et analyser efficacement ces déluges d’informations du vivant. Enfin, la recherche manque d’outils informatiques accessibles et faciles à utiliser pour des scientifiques non programmeurs. Un travail considérable doit être réalisé pour parvenir à la création de portails d’analyse en ligne répondant à ces critères.

Ainsi, les travaux de cette chaire porteront sur le développement de programmes informatiques permettant le traitement et l’analyse des données multi-OMICS. De nouvelles approches seront élaborées afin d’interpréter cette avalanche d’informations entre les différentes approches multi-OMIQues. Les équipes multidisciplinaires de chercheurs en génomique impliqués dans cette chaire développeront de nouvelles méthodes d’analyse et des algorithmes informatiques permettant la visualisation et l’interprétation de ces grands volumes de données.

Objectifs :

Cette nouvelle chaire de recherche créée relèvera le défi du développement de stratégies pour l’intégration et l’interprétation de données volumineuses dans des contextes multi-Omics. Les projets adresseront spécifiquement 1) les problèmes statistiques reliés à l’intégration de données provenant de sources expérimentales diverses, 2) les défis reliés à l’utilisation optimale des données massives publiques par l’utilisation de stratégie de datamining ou de web sémantique, 3) le développement de stratégie d’interprétation et de visualisation de données provenant de sources diverses pour accroître leur utilité et faciliter leur interprétation.

Retombées :

Cette chaire de recherche permettra à l’Université Laval d’être un acteur de premier plan dans la transformation de la science numérique. Elle sera la première université Francophone disposant d’un tel programme d’appui pour le développement de cette discipline.  De plus, elle permettra de former une main d’œuvre hautement qualifiée très en demande, la formation de nouveaux chercheurs et la diffusion des connaissances dans ce domaine stratégique qu’est l’intégration et le croisement des données volumineuses. De plus, elle consolidera le plan stratégique mis en place par l’Université, la faculté ainsi que la création du centre de recherche en données massives.

Titulaire :

Arnaud Droit est professeur agrégé de la faculté de médecine de L’université Laval au sein du centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval. Il est le directeur de la plateforme de bio-informatique et de protéomique du centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval. Il est ainsi à la croisée des chemins entre les sciences biologiques et informatiques. Son programme de recherche se concentre sur l‘intégration et l’interprétation de données biologiques et épigénomiques. Ses travaux de recherche sont financés par des organismes subventionnaires fédéraux et provinciaux.